lEs 5 dE LiSbOn...

lEs 5 dE LiSbOn...
Le 27 juillet 1983, un commando-suicide de cinq jeunes militants se réclamant de l'Armée Révolutionnaire Arménienne, occupe l'Ambassade de Turquie à Lisbonne.

Leurs
revendications sont la reconnaissance du génocide arménien et la libération des terres arméniennes occupées en Anatolie orientale. Les forces de police prennent d'assaut l'Ambassade.

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Les cinq assaillants, Sarkis Aprahamian, Ara Kirdjelian, Vatché Daghlian, Simon Yaniyan et Setrak Adjemian, faisant délibérément le sacrifice de leurs vies,rissent carbonisés dans l'incendie qui détruit une partie de l'ambassade. Ce sacrifice soulève une immense émotion dans la diaspora arménienne.

Transférés au Liban, les corps des membres du commando sont enterrés au cimetière arménien de Bourdj-Hamoud.

# Posté le lundi 29 mai 2006 08:08

fOnDaTeUr Du TaChNaGsiOuTiOun...

fOnDaTeUr Du TaChNaGsiOuTiOun...

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Christapor Mikaelian (1859- 1905)
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à Akoulis, dans lagion de Koghtan, Christapor fait ses études à l'Ecole Normale de Tbilissi. Pendant quelques années, il étudie à L'Institut d'Agronomie de Moscou, mais interrompt ses études pour retourner à Tbilissi en 1887 et commence ainsi une importante campagne révolutionnaire.
En même temps, il apprend à des travailleurs et immigrants d'Arménie turque, à lire, écrire et manier des armes.
Gce à sa force de caractère, Christapor devient le premier moteur d'unification des groupes volutionnaires arniens en une dération de révolutionnaires arméniens en 1890.
Il est arrêté au Printemps 1891 et s'exile en Bessarabie, avec Simon Zavarian (aussi en exil), il publie les premiers nuros de «Trochag».
En
1892, il participe au premier Congrès mondial de ladération et reste en Transcaucasie jusqu'au second Congrès mondial (1898). Christapor reste le personnage central de son parti.
A G
enève, dès 1898 , Christapor travaille sur le nouveau «Trochag» (l'organe central de la F.R.A) et fait de la propagande pour la cause arménienne.
Le f
ruit de son travail se fait ressentir dès 1900, à Paris dans la forme du bimensuel « Pro Armenia », qu'il publie en coopération avec l'élite intellectuelle et politique française (la revue a été publié jusqu'en 1914).
A
partir du troisième Congrès mondial (1904), Christapor est considéré comme le pivot du « Corps responsable démonstratif » dont l'objectif principal était d'assassiner Sultan Abdul-Hamid.
Ma
lheureusement, le pionnier de la lutte révolutionnaire arménienne a été aussitôt lui-même victime d'un accident alors qu'il s'entraînait avec des grenades près de Sofia en Bulgarie.

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Stepan Zorian (alias Rostom) (1867-1919)
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à Tsghna, dans la région de Koghtan, Rostom accomplit ses études secondaires à Tbilissi.
En
1889, il entre à l'Institut d'Agronomie de Moscou, mais est expulsé à cause de son profil volutionnaire.
A partir de 1891, à Tbilissi et ensuite à Tabriz, Rostom devient l'un des membres les plus actifs de la F.R.A.
Il est psent lors du premier Congrès mondial et, avec l'aide de Christapor Mikaelian et de Simon Zavarian, il dige l'introduction idéologique du programme de la F.R.A.
E
nsuite, il part à Genève, où il devient lditeur de «Trocha jusqu'en 1895.
En 1895, Rostom part à Garin, puis se rend en missions en Iran et au Caucase.
Plus tard, il retourne à Genève, où il reste jusqu'au second Congrès mondial.
A
partir de 1898, il s'installe à Philippopolis (Bulgarie), où sa femme et lui, dirigent une petite école privée.
En 1901, il devient l'architecte en chef de la collaboration macédonienne de la F.R.A.
En
1902, Rostom retourne dans le Caucase, où il joue un rôle majeur à la fois dans les actions anti-Tzar (1903-1904) et dans le conflit arméno-tatar de 1905.
Plus
tard, il se rend en Iran pour négocier avec les révolutionnaires iraniens.
Ap
rès avoir assisté à divers Congrès de L'Internationale socialiste, il retourne à Garin et il y reste jusqu'au huitième Congrès mondial (1914).
En 19
15, il joue un rôle majeur dans l'organisation du mouvement des volontaires arméniens.
En
1918, Rostom est la figure dominante dans la défense héroïque de Baku.
Il co
ntracte la maladie du Typhus et meurt à Tbilissi en Janvier 1919.
Ses a
ctions et son courage ont laissé une trace indélébile dans l'histoire de la F.R.A.

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Simon Zavarian (1866-1913)
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N
é à Lori, Simon accomplit ses études secondaires à Tbilissi et continue son éducation à l'Institut d'Agronomie de Moscou, d'il est diplômé en 1899.
En
suite, il retourne à Tbilissi il devient le bras droit de Christapor Mikaelian, en fondant la F.R.A en 1890. En Octobre de la même année, il part à Trebizonde , mais est aussitôt arrê et reconduit dans le Caucase.
L
es autorités russes l'exilent en Bessarabie.
Il revient en 1892 et prend part au premier Congrès mondial de la F.R.A, en soutenant ardemment l'adoption d'une organisation décentralie.
Il reste dans le Caucase en tant que membre et secrétaire de la F.R.A jusqu'en 1902, après quoi il retourne à Genève. -bas, durant l'absence de Christapor Mikaelian , Simon Zavarian coordonne les opérations du bureau occidental.
I
l est élu membre du corps exécutif de Cilicie au troisième Congrès mondial (1904).
S
imon visite l'Egypte, le Liban, la Syrie et la Cilicie en organisant des missions.
En
1905, il fonde l'Union des étudiants de la F.R.A à Beyrouth (actuellement sous le nom des «Étudiants de l'organisation Zavarian» ).
Au qu
atrième Congrès (1907), il soumet un rapport détaillé sur la situation des Arméniens de Cilicie et des possibilités d'une insurrection dans la région.
Ap
rès la restauration de la Constitution ottomane, Zavarian quitte le Caucase pour Constantinople. Entre temps, il passe deux années à Moush-Sassoun en tant que directeur général des écoles nationales arméniennes.
Il s'in
stalle à Constantinople durant l'été 1911. Membre du bureau occidental, il y enseigne et travaille pour Azadamard.
Z
avarian est considéré comme le symbole, la personnification de la conscience morale et révolutionnaire de la F.R.A.
C
onstantinople lui rend hommage à travers des funérailles nationales d'une envergure sans précédent, après quoi, son corps est rapatrié à Tbilissi.


մահ կամ ազատուդիուն

# Posté le lundi 29 mai 2006 08:14

Modifié le vendredi 22 juin 2007 04:56

L'expeDiTioN De KhAnAssOr

L'expeDiTioN De KhAnAssOr

L'expédition de Khanassor est une expédition punitive qui a été menée le 25 juillet 1897 par 250 fedayis contre une tribu kurde d'Iran qui s'appelait la tribu mazrig. Il faut savoir que c'est la FRA Dachnagstoution qui a décidé cette mesure de représailles car quelques temps auparavant, des centaines de paysans Arméniens du Vaspourakan et du Daron ont été massacrés par cette tribu kurde.
La FRA déci
de donc une action de grande envergure contre la tribu kurde pour venger les centaines d'Arméniens massacrés. Jusqu'à présent, l'objectif était limité à de l'autodéfense mais maintenant, il va véritablement s'agir de rendre coup par coup. C'est donc dans cette optique, dans cet esprit de vengeance qu'une grande attaque à destination de Khanassor est décidée.

Cette
expédition avait été décidé par le congrès raïonagan de 1896-1897 mais les préparatifs ont tardé à se mettre en place car certains responsables s'y opposaient parce qu'ils voulaient poursuivre discrètement la concentration des forces vers le Vasbourakan et le Sassoun. D'autres au contraire tenaient à la réalisation à tout prix de l'expédition dont Nigol Douman qui était un partisan de la réalisation de la bataille.
En plus d
e ces oppositions entre les dirigeants, il y avait aussi certaines contradictions parmi les combattants.
Don
c pour essayer de résoudre ces différents malentendus et pour hâter l'expédition, le bureau de Tiflis décide d'envoyer son représentant Haroutioun Chahrikian. Celui-ci arrive à régler et à aplanir les malentendus entre les dirigeants et les combattants. L'expédition est enfin décidée et l'assemblée des combattants élit deux hommes pour diriger le combat : Vartan et Hovsep Arghoutian. Entre ces deux hommes, le Comité central du Parti désigne Vartan comme commandant et Hovsep Arghoutian comme adjoint. Quant à Nigol Douman, il sera un des lieutenants.
Les dirigean
ts sont ainsi nommés et les 250 fedayis sont alors prêts à attaquer la tribu kurde.

Les fedayis vont d'abord prêter serment et dans la nuit du 24 juillet, ils franchissent le frontière turco-iranienne. Les fedayis se partagent en 2 groupes et ils descendent dans la plaine de Khanassor où le chef kurde et sa tribu avait installé leur campement. Les fedayis encerclent alors les tentes des Kurdes. L'affrontement va durer 2 jours. Des centaines de kurdes vont périr. Du côté arméniens, 19 combattants ont donné leur vie dans cette bataille dont le frère de Rostom Zorian, Garo qui était sous-lieutenant.

Les arm
éniens avaient reçu l'ordre d'épargner les femmes et les enfants, c'est ce qu'ils feront puisque le 25 juillet, l'ensemble des hommes adultes de la tribu kurde ont été tués par les fedayis arméniens. Mais il y a un homme qui a pu s'enfuir et non des moindres puisqu'il s'agit du chef de la tribu kurde qui se prénommait Charaf. Pour être épargné, il avait eu l'idée de se déguiser en femme et c'est ainsi qu'il est parvenu à s'enfuir.
Ma
is bientôt les collines environnantes furent envahies de Kurdes tous armés et les fedayis, tout en continuant à se battre, ont décidé de se replier vers la Perse mais la victoire était bel et bien du côté de nos fedayis.

En fait,
cette expédition avait aussi pour finalité d'ébranler la conscience des grandes puissances. Car dans le " Blue Book " en 1897, les Anglais écriront que les Arméniens ont massacrés le chef des mazrig mais ils tairont les massacres organisés par le Sultan Rouge de 1894-196.

D'autre part, ce
tte bataille a aussi permis de montrer aux autorités turques que les Arméniens ne sont pas prêts à subir impunément les exactions kurdes et turques. Elle a été une expédition punitive mais aussi une démonstration de force à fins de dissuasion et de propagande. Elle a eu un retentissement important dans l'Arménie turque. Cette bataille a vraiment été la première expédition de grande envergure menée par les Arméniens. Les arméniens ont montré qu'ils savaient se battre et la réussite de cette expédition a véritablement galvanisé le mouvement révolutionnaire arménien.

C'est l'an
niversaire de cette bataille qui est commémoré chaque année dans toutes les communautés arméniennes. Ces fedayis se sont battus pour la cause arménienne et Khanassor reste dans nos mémoires comme un symbole de révolte pour des centaines d'Arméniens opprimés.

# Posté le lundi 29 mai 2006 12:47

KoMiTaS

KoMiTaS

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Ko
mitas Vartabed fut un ecclésiastique, musicien et compositeur. Il est né en 1869 à Keutaya en Turquie. En 1881, il se retrouve orphelin mais remarqué pour sa vivacité d'esprit, il sera envoyé au séminaire d'Etchmiadzine où, de son vrai nom Soghomon Soghomonian, il prendra le nom de Komitas lorsqu'il sera ordonné prêtre en 1894.


Entre
1896 et 1899, le révérend père Komitas part à Berlin où il poursuit ses études musicales et où il décroche un doctorat en musicologie. À son retour, il est nommé chef de c½ur et directeur de la musique du Catholicossat d'Etchmiadzine.
Passi
onné par la musique en général, il va faire le tour du pays et recueillir divers chants (plus de 3000) qu'il va adapter et harmoniser (que ce soit du folklore arménien, mais aussi du kurde, de l'arabe, du turc et du persan) pour enfin en faire des mélodies pour les c½urs musicaux.
S
a connaissance de la spécificité des modes anciens, son amour pour une langue dont il tient à voir respecter les rythmes et les accents l'ont rendu exigeant : il tient à redonner à la liturgie sa saveur originelle. Sa réussite sera le fruit d'un travail acharné et d'une géniale intuition.

Il sera
le premier membre non-européen à entrer à l'International Music Society. Il fera des tournées à Paris, Genève, Constantinople, Venise...
M
alheureusement il va se trouver en pleine rafle des intellectuels et des notables durant le mois d'avril 1915 à Constantinople. Cela va provoquer en lui un profond traumatisme dont il ne se remettra jamais puisqu'il perdra la raison.
Il ser
a sauvé grâce aux interventions de l'ambassadeur des États-Unis Henry Morgenthau et d'un poète turc qui admiraient son travail et son talent.
Envoyé e
n France, il est placé dans l'hôpital psychiatrique de Villejuif (proche de la région parisienne) et s'y éteindra sans jamais retrouvé ses esprits le 22 octobre 1935.
S
a dépouille a été transférée au Panthéon National d'Erevan.
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# Posté le mardi 30 mai 2006 12:22

la bataille d' ARAVAIR

la bataille d' ARAVAIR
Depuis 387 le royaume de Grande Arménie, après avoir été disloqué était tombé sous domination Perse. Mais c'est en 428 que la dynastie arménienne Arssacide (Arshakuni) qui régnait depuis 52 disparut. La Perse imposa un régime politique dans lequel le pouvoir était détenu par des "Marzbans"(gouverneurs généraux) nommés par les rois de Perse.

La fin d
e la dynastie Arssacide ne marqua pourtant pas immédiatement la perte de l'identité culturelle arménienne. Mais la pression perse se durcit et se concrétisa par de multiples persécutions visant notamment les symboles religieux chrétiens arméniens. Le roi Yazdegird II (438-457) voulut imposer aux Arméniens le zoroastrianisme comme unique religion. Cette volonté répondait aussi à la crainte d'une alliance d'une Arménie chrétienne avec des Perses archénemes.

Yazdegir
d réunit la noblesse arménienne dans sa Cour de Ctesiphon. C'est le moment que choisit le Grand Vizir Mihr-Nerseh pour promulguer un édit imposant aux Arméniens de reconnaître les erreurs spirituelles de la chrétienneté les privant des "bonheurs" de la religion perse. Dès leur retour en terre arménienne les nobles, au cours d'une assemblée générale à Artashat, préparèrent une réponse à cet édit. Le catholicos Hovsep présidait cette assemblée et était assisté de 17 évêques, 18 grands seigneurs et de la plupart des nobles et des prêtres. C'est donc toute la fine fleur de la pensée arménienne qui s'unit pourcider du sort de la nation.

La répo
nse arménienne à Mihr-Nerseh ne laissa aucun doute sur la détermination de ce peuple: "Par cette croyance (christianisme), personne ne peut nous faire changer, ni le feu, ni les épées, ni l'eau, ni tout autre horrible torture. Tous nos biens, toutes nos possessions sont entre vos mains. Nos corps vous appartiennent, disposez-en comme vous souhaitez. Si vous nous laissez notre croyance, nous vous resterons fidèles, ne recherchant aucun autre seigneur sur Terre, et dans les cieux aucun autre dieu en place de Jésus Christ. Car il n'existe nul autre dieu que lui."

C'est
en rage que le roi de Perse apprit cette nouvelle. Il envoya l'ordre aux dignitaires arméniens de se présenter à lui à Ctesiphon. 15 d'entre eux vinrent avec à leur tête Vassak Siuni et Vartan Mamikonian. Avant de les recevoir, Yazdegird jura : "Au nom du Dieu Soleil, si demain matin au lever du soleil ces Nobles ne fléchissent pas le genou devant lui, le reconnaissant comme Dieu, ils seront emprisonnés et enchaînés, leurs femmes et leurs enfants exilés dans de lointaines contrées. Les troupes impériales accompagnées de hordes d'éléphants déferleront sur l'Arménie et raseront leurs églises".
Informés de
s résolutions radicales de Yazdegird, les Nobles se résolurent à reconnaître ce "Roi Soleil" à la grande joie naïve du roi de Perse distribuant honneurs et cadeaux et les renvoyant en Arménie accompagnés de 700 clercs chargés de convertir les Arméniens.
A 420 m
iles à l'est de Dvin, à la frontière arménienne, la compagnie fut interceptée par des paysans armés de massues et de frondes interdisant le passage de la frontière. Les nobles arméniens honteux de la situation n'intervinrent pas. Les paysans mirent en fuite l'escorte et les clercs. C'étaient de jeunes hommes et femmes prêts à se battre et à mourir pour leur foi chrétienne et à lutter contre toute invasion, au delà de toute conséquence.

Vartan Mamikonia
n était le fils du général (Sparapet) Hamazasp Mamikonian et de Sahakanush, la fille du Catholicos Sahak Bartev, un descendant de Grégoire l'Illuminateur. 40 combats au sein de l'armée perse lui avaient conféré une image de maître de guerre et une forte expérience militaire.

La guerre était maintenant inévitable,
et le peuple se retournait vers Vartan pour le mener. Il envoya des émissaires chez tous ses voisins demandant de l'aide mais les attaques d'Attila le Hun retenaient les troupes romaines et byzantines qui ne pouvaient combattre sur deux fronts. C'est donc seuls que les Arméniens devaient lutter contre un des plus puissants empires du moment.

Le 13 avril 451, forte d
e 300 000 hommes, l'armée perse campa à Her et Zarevand (Khoy et Salmast dans l'Iran actuel).
Yazdegird te
nait sa promesse et alignait une puissante armée. Outre ses troupes traditionnelles, l'armée était renforcée en son centre par 10 000 immortels (cavaliers d'élite de la garde de l'empereur) et une horde d'éléphants de combat portant chacun 6 archers protégés par une tour de fer. L'arrière-garde était également renforcée par une colonne d'éléphants. Le général Mushkan Nusalavurd regardait de loin la bataille et dirigeait tous les mouvements de ses troupes.

Les forces ar
méniennes ne dépassaient pas 66 000 cavaliers et hommes de troupe. De nombreux prêtres les accompagnaient. Ils s'installèrent près du village d' Avarair dans la plaine de Shavarshakan (l'actuel Maku, au nord ouest de l'Iran). Un affluent de l'Araxe, Ighmud ("muddy"), séparait les 2 armées.

Le 26 mai, Vartan Mamiko
nian exhorta ses troupes, rappelant l'héroïque et victorieux combat des Juifs contre le tyran perse Séleucide Anthiochus IV (175-164 avant J.C.) pour défendre leur foi.
Le choc des deux armées fut d'une rare vio
lence et très vite le flanc gauche de l'armée arménienne fléchit sous la poussée perse. Vartan lança immédiatement une contre-attaque à partir du centre coupant et détruisant l'aile droite perse, permettant à son flanc gauche de reprendre ses positions. Mushkan rallia ses troupes et lança ses réserves. Vartan et toute l'armée furent encerclés, combattant sur tous les fronts.

La bataille continua toute la nuit et des m
illiers de corps jonchaient le sol du champ de bataille, parmi lesquels une majorité de Perses. Mais la mort de Vartan Mamikonian mit fin aux espoirs des Arméniens qui sans chef s'enfuirent dans les collines environnantes. Malgré ses lourdes pertes, Mushkan gagna la bataille.

Eghishé, un chroniqueur contemporain,
décrivit la bataille d'Avarair, qu'il vit de ses propres yeux, comme un affrontement confus dans lequel chacun se battit avec rage et détermination, et pendant lequel la cavalerie arménienne attaquait inlassablement , succombant peu à peu.

Vahan Mamikonian, neve
u de Vartan, rallia les troupes et mena une guerilla qui dura 33 ans. Les pertes perses furent lourdes, et Vahan envoya des émissaires pour proposer un traité de paix sans transiger sur la liberté religieuse en Arménie. Balash, qui avait succédé à Yazdegird, accepta la proposition de Vahan et en 484, un traité fut signéà Nuwarsak. Vahan fut nommé marzban d'Arménie (gouverneur général). L'Arménie recouvrit son autonomie et sa liberté. Vahan régna pendant 20 ans (485-505).

հայ եմ ես, հայ եմ ես,
սարսաբէցէգ իմ ցէրգըն հայասդան ազատոր
գաչ վարդանին դորն եմ ես

# Posté le mardi 30 mai 2006 12:28

Modifié le mercredi 31 mai 2006 11:18